7 bonnes raisons de passer au Bois Energie

  1. Une énergie renouvelable
  2. L’avantage non négligeable par rapport aux énergies fossiles c’est que le bois se renouvelle en 15 à 200 ans alors que le charbon ou le pétrole ont besoin de plusieurs millions d’années. Ce renouvellement sera favorisé par une gestion durable des forêts. Au delà des documents d’aménagement et du code des bonnes pratiques sylvicoles, les labels PEFC et FSC contribuent à certifier la qualité de la gestion.

  3. Une énergie multiple
  4. Le bois est utilisé comme source d'énergie thermique. Il sert ainsi à chauffer, refroidir (climatisation) ou produire de l'électricité. Plus largement le bois sert aussi à cuisiner, mais aussi à déshydrater ou fumer les aliments pour mieux les conserver.

  5. Un puits de carbone
  6. La forêt assimile le gaz carbonique atmosphérique grâce au feuillage des arbres et à la photosynthèse. Elle le stocke dans ses branches et ses racines. A ce stock de « carbone » sous forme de bois vient s’ajouter le carbone contenu dans la matière organique en cours de décomposition (l'humus) situé dans le sol et provenant de la formation de la litière forestière.
    En fonction des conditions climatiques et de la gestion forestière, un jeune peuplement peut capturer 2 à 4 tonnes de CO2 par hectare et par an. Ainsi, l'INRA a calculé que le stockage net de carbone dans les forêts françaises entre 1980 et 1990 correspondait à environ 10% de nos émissions de carbone fossile (source : INRA, Unité Écosystèmes forestiers, Nancy).
    A l’instar des Océans, les forêts jouent le rôle de puits de carbone à l’échelle de la planète. La gestion sylvicole peut être adaptée pour augmenter l’action régulatrice des forêts sur l'effet de serre. Pour cela, cette gestion doit être dynamisée et les débouchés du bois, développés. La durée de vie du matériaux bois (bois construction) peut aussi être allongée. Mais le stockage de carbone en forêt et dans ses produits n'est pas illimités. La lutte contre l'effet de serre peut aussi passer par la réduction des émissions brutes de CO2 en isolant mieux dans un premier temps, puis en substituant le bois énergie aux énergies fossiles.

    Exemple d'action : convention de coopération entre le Gouvernement Princier, la Fondation Prince Albert II de Monaco et l’Office National des Forêts dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques.

  7. La lutte contre l’effet de serre
  8. Consommer un stère de bûches évite l'émission de 180 Kg de CO2 qu'aurait produit la combustion d'une énergie fossile comme le charbon, le fioul ou le gaz. Le ratio passe à 500kg de CO2 économisés pour une tonne de plaquettes forestières, et 700 kg pour une tonne de granulés.

    Certes, le bois rejette du CO2 en se décomposant avec le temps ou par combustion (incendies, feux de cheminées, poêle à bois…) mais la quantité est équivalente à celle qu'il a absorbée durant sa croissance. C'est pour cette raison que l'on estime le bilan neutre en terme d'émission.

    Le bilan effet de serre du chauffage collectif est donc largement favorable à l'utilisation du bois comparé aux énergies fossiles. La production d'1 MWh utile chez l'usager produit 490kg équivalent de CO2 avec du fioul contre 24 kg équivalent de CO2 avec de la plaquette forestière (dégagés lors de la mobilisation du combustible et du fonctionnement de la chaudière).

    Source ADEME, 2005 (synthèse du bilan environnemental du chauffage collectif et industriel au bois, Bio Intelligence Service).

  9. Une énergie moins chère et un prix stable
  10. Le bois énergie est un combustible compétitif. Son prix sera d'autant plus stable qu'il sera découplé de l’évolution du prix du transport. Autrement dit, ce combustible doit être utilisé de préférence localement (dans un rayon de 60 km).

    Pour maintenir les prix stables dans le temps, la ressource est largement suffisante pour couvrir la demande. Mais les moyens doivent être mis en place pour corréler l'offre de bois énergie et la demande. En Région PACA, l'Observatoire de la Forêt Méditerranéenne et les Communes Forestières suivent l'évolution du marché.

    Enfin, les prix sont très variables d'une qualité de bois énergie à l'autre. La qualité de bois énergie à privilégier sera liée au dispositif de chauffage utilisé. Les prix fluctuent en fonction de l'origine du bois. Parmi les différents types de plaquettes existantes (déchetterie, scierie, forêt etc…), la plaquette forestière de montagne apparaît comme la plus chère. Mais son utilisation contribue à l'entretien des massifs et au développement des territoire de montagne.

  11. Une énergie créatrice d'emploi
  12. La récolte et la transformation du bois énergie permet d'optimiser des chantiers ou de diversifier des activités d'exploitants forestiers et d'agriculteurs. Il s'agit d'un facteur important du développement de l'emploi en milieu rural. L'ADEME annonce le chiffre moyen d'1 emploi créé pour 2000 m3 de bois énergie valorisé.

  13. L'entretien des forêts
  14. Le bois énergie offre une excellente valorisation aux sous-produits de la filière bois actuellement non commercialisés (rémanents forestiers, connexes de scierie, bois brulés, coupes de taillis etc…). L'utilisation de cette ressource renforce la gestion rationnelle de nos forêts. En créant de nouveaux débouchés au bois non commercialisable, le développement du bois énergie d'origine forestière contribue à dynamiser la gestion sylvicole.